L’Institut One Health pour l’Afrique de l’Université de Kinshasa a procédé, ce samedi 24 octobre 2026, à la signature d’un mémorandum d’entente avec deux programmes du ministère de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale, à savoir le programme national d’élimination de la dracunculose et le programme de santé mentale. Organisé en marge de la cérémonie de clôture de la douzième édition des grands témoins, cet événement marque une nouvelle étape dans l’évolution de l’INOHA, qui s’évertue à adapter la formation des apprenants aux besoins du terrain.
« Nous entrons dans la deuxième décennie de fonctionnement de notre institution et il est temps de se réinventer en fonction des besoins de terrain, après avoir tiré les enseignements de ce qui a été fait pendant les dix dernières années. Il est maintenant question de former sur les besoins réels du terrain à travers les signatures de cadres de partenariat avec des ministères opérationnels, avec les divisions et directions opérationnelles afin d’identifier avec eux des problèmes en amont », s’est réjoui le professeur Didier Bompangue, directeur général adjoint de l’INOHA.
Dans cette optique, tous les apprenants travailleront désormais sur les projets identifiés par les ministères ou les directions des ministères afin que les résultats soient orientés vers les structures opérationnelles dans lesquelles ils seront appliqués.

Pour sa part, le docteur Martin Chico Wantetila, directeur du programme national de l’éradication de la dracunculose, estime que ce mémorandum signé par sa structure avec l’INOHA renferme trois points essentiels, notamment : maintenir la surveillance One Health active, produire une documentation scientifique opposable à l’OMS et former les générations futures.
« Pour nous, c’est une bonne opportunité pour que nous puissions implémenter les activités de bonne certification de l’éradication de la dracunculose surtout que l’INOHA prône l’approche One Health. Et notre programme répond parfaitement à cette approche », a-t-il précisé.
Réduire l’écart existant entre le monde scientifique et les secteurs opérationnels reste l’un des principaux objectifs poursuivis par la signature de ce mémorandum d’entente. Cela représente une belle opportunité de mettre en lien tout ce qui se fait dans la recherche et les problèmes pratiques rencontrés par les programmes qui se concentrent sur la lutte contre les maladies dans le ministère de la Santé.
« À mon sens, cette collaboration va porter des fruits car il sera significatif de travailler sur les réels problèmes et de pousser la recherche à être au service de la communauté et de notre système de santé », a estimé Christia Molima, docteure en sciences de la santé publique.
Pour rappel, 25 apprenants en master 1 et 12 en master 2 avaient pris part à cette douzième édition des grands témoins qui a baissé ses rideaux sur une note satisfaisante. Sans déroger à la règle, la qualité des projets de recherche présentés cette année était une fois de plus à la hauteur, à en croire les différents experts qui ont composé le jury.





