Initiative Fleuve Congo sans Ebola

Sécuriser le corridor du fleuve Congo

L'épidémie de maladie à virus Ebola a atteint Kisangani en juillet 2026, porte d'entrée du corridor fluvial qui relie sept provinces sur 1 734 kilomètres jusqu'à Kinshasa. Une riposte coordonnée s'organise le long du fleuve.

Initiative Fleuve Congo sans Ebola

Un dispositif à l'échelle du fleuve

Cinq provinces riveraines, onze ports sous surveillance renforcée : l'initiative « Fleuve Congo Sans Ebola » mobilise santé, transports et sécurité tout au long du corridor.

Sécuriser le corridor du fleuve Congo face à Ebola

L’épidémie de maladie à virus Ebola due au virus de Bundibugyo, déclarée le 15 mai 2026 dans l’Ituri, est la 17e flambée que connaît la RDC depuis la découverte de la maladie à Yambuku en 1976. En juillet 2026, un premier cas a été confirmé à Kisangani, porte d’entrée du principal corridor fluvial du pays.

Chaque jour, des milliers de voyageurs, pêcheurs et commerçants empruntent des embarcations où les trajets durent plusieurs jours, avec de nombreuses escales dans des ports et marchés où les interactions sont intenses. C’est ce schéma de mobilité que l’initiative entend rompre.

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Entre Kisangani et Kinshasa
1734
Provinces riveraines
5
Ports majeurs sur le corridor
11 +
Ministères mobilisés
10

Objectif de l'initiative

Renforcer durablement les capacités de prévention, de surveillance, de détection précoce et de prise en charge rapide des cas suspects de la maladie à virus Bundibudyo le long du corridor du fleuve Congo.

Six objectifs pour un corridor sécurisé

  1. Surveillance épidémiologique intégrée : Un système One Health couvrant ports, marchés fluviaux, campements de pêche et unités flottantes.
  2. Réduction de la transmission : Prévention et contrôle des infections dans les embarcations et points d’entrée portuaires.
  3. Détection et prise en charge : Renforcement des structures sanitaires riveraines face aux cas suspects.
  4. Communication des risques : Sensibilisation des populations mobiles et gestion de l’infodémie.
  5. Coordination multisectorielle :  Santé, intérieur, transports, environnement et recherche réunis.
  6. Collaboration transfrontalière : Surveillance conjointe avec la République du Congo et la République centrafricaine.

Cinq provinces, trois niveaux de hubs

Le projet concerne cinq provinces riveraines Tshopo, Mongala, Équateur, Maï-Ndombe et Kinshasa ainsi que quatre hubs majeurs, relayés par des hubs secondaires et tertiaires.

Hubs majeurs

Kisangani, Mbandaka, Kwamouth, Kinshasa

Hubs secondaires

Bumba, Lisala, Lukolela, Bolobo, Yumbi

Hubs tertiaires

Petits ports, débarcadères, marchés forains, campements de pêche

3 cibles d’interventions - 7 axes stratégiques

Unités flottantes (bateaux,…)

Renforcement des capacités de prévention, surveillance sanitaire des voyageurs, détection précoce, isolement des cas suspects, prise en charge précoce, communication des risques et engagement communautaire

Points fixes: Ports

Renforcement des mesures WASH d’urgence et pérennes dans les structures de sante avoisinantes des 11 ports majeurs.

Communication et engagement ciblant des communautés spécifiques.

Renforcement de la surveillance épidémiologique au niveau communautaire et des unités de prise en charge.

Renforcement des mesures de prise en charge  précoce.

Campements (sur terre ferme et sur îlots)

Renforcement des capacités de détection précoce et de prise en charge communautaire des possibles cas suspects

Une seule santé, humaine et animale

La surveillance ne se limite pas à la santé humaine. Les unités flottantes transportent aussi des animaux, morts ou vivants, susceptibles d’héberger des pathogènes à potentiel épidémique.

Le dispositif intègre les signaux de la surveillance de la faune sauvage, notamment ceux relevés par l’ICCN, pour compléter les données provenant des structures sanitaires, des ports et des communautés.

Secteurs mobilisés:

  • Santé 
  • Intérieur
  • Transports 
  • Environnement
  • Pêche et élevage
  • Enseignement supérieur et recherche

 

Pourquoi le corridor fluvial est prioritaire ?

Le corridor Kisangani-Kinshasa, long de 1 734 kilomètres, est le principal axe de navigation et de flux commerciaux du pays. Cette forte mobilité constitue un facteur de risque de diffusion épidémique certain depuis l’arrivée de la maladie à virus Ebola à Kisangani en juillet 2026.

Le bassin du fleuve Congo est également un espace de connectivité transfrontalière majeur, reliant la RDC à la République du Congo et à la République centrafricaine — d’où la dimension sous-régionale du risque de propagation.

Le paradoxe du bassin du Congo, Oubangui, Sangha: atout socio-économique et facteur de vulnérabilité épidémiologique.

Une coordination multisectorielle

La mise en œuvre de l’initiative repose sur une coordination stratégique nationale multisectorielle, associant les ministères de l’Intérieur, des Transports et de la Santé.

Rôles institutionnels :

  • Ministère de l’Intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières (DGPC)  Lead
  • Ministère des Transports Co-lead
  • Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale Secrétariat technique

Partenaires techniques et financiers : OMS · UNICEF · OIM · PAM · US-CDC · Africa CDC
Partenaires opérationnels : INOHA · ABEV

Six axes stratégiques complémentaires

Coordination, suivi de la mise en œuvre et logistique

Organisation des ateliers et des différentes réunions techniques

Renforcement des capacités par des formations

Coordination et gestion des partenaires d'implémentation Communication, visibilité et appui

Gestion des quarantaines

Aménagements physiques des ports et construction des Centres de traitement Ebola

Task Force